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Article récents


Eczéma : la mémoire dans la peau
Il y a dans le corps une forme de mémoire qui ne passe pas par les mots. Une mémoire des tensions, des traversées, des moments où quelque chose a été trop, ou pas assez. Elle ne raconte pas, elle s’inscrit. Et parfois, elle affleure à la surface. L’eczéma apparaît souvent ainsi. Non pas comme une simple réaction isolée, mais comme une empreinte qui revient, qui persiste, qui se réactive. Une sensation familière, presque connue, même lorsqu’on aimerait l’oublier. « J’ai l’impr


Le deuil : et l'absence devient présence
l y a un moment où quelque chose bascule. Pas toujours au moment de l’annonce. Parfois plus tard. Quand le monde continue, mais que, pour soi, tout s’est arrêté quelque part. Le deuil ne commence pas toujours par des larmes. Il peut commencer par un silence. Un vide étrange, presque irréel. Comme si l’esprit refusait encore de comprendre ce que le corps, lui, commence déjà à sentir. « J’ai entendu les mots… mais ça ne rentrait pas. » Puis, lentement, l’absence prend forme. El


Et soudain, plus de désir!
Il n’y a pas toujours de rupture franche. Pas de moment précis où tout s’arrête. Le désir ne disparaît pas d’un coup. Il se retire lentement, presque discrètement. Comme une marée qui s’éloigne sans bruit, laissant derrière elle un paysage devenu étrange, inhabituel. Au début, cela passe inaperçu. Une fatigue, un manque d’élan, un « pas ce soir ». Puis cela se répète. Le corps ne répond plus comme avant. Ce qui était spontané devient incertain. Ce qui était simple devient une


TOC : quand le doute devient une boucle
Il y a des pensées qui passent. Et d’autres qui s’accrochent. Elles arrivent sans prévenir, s’imposent, reviennent, insistent. Elles ne ressemblent pas toujours à soi, et pourtant elles prennent toute la place. Au début, cela peut sembler presque anodin. Une vérification de plus. Une hésitation. Une inquiétude passagère.... Puis quelque chose se répète. Le doute ne se dissipe plus. Il s’installe, il tourne, il insiste. « Et si j’avais mal fait ? »« Et si quelque chose arrivai


La boulimie, ou la honte d’être femme
Parlons ensemble du désarroi pesant à planifier, chaque jour, le chemin du retour chez soi. Il fait bon se cacher, vivre dissimulée derrière d’amples vêtements cloisonnant le corps et ses limites. Il fait bon être hachée, découpée puisque suspendue au temps morcelé, les heures, les minutes passées à attendre l’opportunité de manger. La chance à se remplir. Pourquoi pas celle à se purger, par la suite. Avaler. Recracher. Recommencer.


Chem'sex ou l'amour en poudre
Il y a des manques qui ne portent pas de nom. Des élans d’amour qui n’ont pas trouvé d’espace pour se déposer. Des besoins de lien, de reconnaissance, de tendresse, restés longtemps en suspens, comme en attente d’un endroit où exister pleinement. Alors, parfois, une autre voie apparaît. Une voie chimique. Le chemsex ne commence pas toujours comme une dérive. Il commence souvent comme une promesse. Celle d’un accès immédiat à quelque chose de rare, de précieux, presque sacré :
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