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La boulimie, ou la honte d’être femme
Parlons ensemble du désarroi pesant à planifier, chaque jour, le chemin du retour chez soi. Il fait bon se cacher, vivre dissimulée derrière d’amples vêtements cloisonnant le corps et ses limites. Il fait bon être hachée, découpée puisque suspendue au temps morcelé, les heures, les minutes passées à attendre l’opportunité de manger. La chance à se remplir. Pourquoi pas celle à se purger, par la suite. Avaler. Recracher. Recommencer.


Chem'sex ou l'amour en poudre
Il y a des manques qui ne portent pas de nom. Des élans d’amour qui n’ont pas trouvé d’espace pour se déposer. Des besoins de lien, de reconnaissance, de tendresse, restés longtemps en suspens, comme en attente d’un endroit où exister pleinement. Alors, parfois, une autre voie apparaît. Une voie chimique. Le chemsex ne commence pas toujours comme une dérive. Il commence souvent comme une promesse. Celle d’un accès immédiat à quelque chose de rare, de précieux, presque sacré :
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